Matthieu 22:1-46 LBS21
[1] Jésus prit la parole et leur parla de nouveau en paraboles. Il dit: [2] «Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces pour son fils. [3] Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces, mais ils ne voulurent pas venir. [4] Il envoya encore d'autres serviteurs, avec cet ordre: ‘Dites aux invités: J'ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.’ [5] Mais eux, négligeant l'invitation, s'en allèrent l'un à son champ, un autre à ses affaires. [6] Les autres s'emparèrent des serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. [7] [A cette nouvelle,] le roi se mit en colère; il envoya ses troupes, fit mourir ces meurtriers et brûla leur ville. [8] Alors il dit à ses serviteurs: ‘Les noces sont prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes. [9] Allez donc dans les carrefours et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez.’ [10] Ces serviteurs s'en allèrent sur les routes, ils rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie d'invités. [11] Le roi entra pour les voir, et il aperçut là un homme qui n'avait pas mis d'habit de noces. [12] Il lui dit: ‘Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir d'habit de noces?’ Cet homme resta la bouche fermée. [13] Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Attachez-lui les pieds et les mains, [emmenez-le et] jetez-le dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ [14] En effet, beaucoup sont invités, mais peu sont choisis.» [15] Alors les pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles. [16] Ils envoyèrent vers lui leurs disciples avec les hérodiens. Ils lui dirent: «Maître, nous savons que tes paroles sont vraies et que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité, sans te laisser influencer par personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des personnes. [17] Dis-nous donc ce que tu en penses: est-il permis, ou non, de payer l'impôt à l'empereur?» [18] Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: «Pourquoi me tendez-vous un piège, hypocrites? [19] Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie l'impôt.» Ils lui présentèrent une pièce de monnaie. [20] Il leur demanda: «De qui porte-t-elle l'effigie et l'inscription?» [21] «De l'empereur», lui répondirent-ils. Alors il leur dit: «Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.» [22] Etonnés de ce qu'ils entendaient, ils le quittèrent et s'en allèrent. [23] Le même jour, les sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, vinrent trouver Jésus et lui posèrent cette question: [24] «Maître, Moïse a dit: Si quelqu'un meurt sans enfants, son frère épousera la veuve et donnera une descendance à son frère. [25] Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier s'est marié et est mort et, comme il n'avait pas d'enfants, il a laissé sa femme à son frère. [26] Il en est allé de même pour le deuxième, puis le troisième, et ce jusqu'au septième. [27] Après eux tous, la femme est morte [aussi]. [28] A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme? En effet, tous l'ont épousée.» [29] Jésus leur répondit: «Vous êtes dans l'erreur parce que vous ne connaissez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. [30] En effet, à la résurrection, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. [31] En ce qui concerne la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit: [32] Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob? Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.» [33] La foule qui écoutait fut frappée par l'enseignement de Jésus. [34] Les pharisiens apprirent qu'il avait réduit au silence les sadducéens. Ils se rassemblèrent [35] et l'un d'eux, professeur de la loi, lui posa cette question pour le mettre à l'épreuve: [36] «Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?» [37] Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. [38] C'est le premier commandement et le plus grand. [39] Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [40] De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.» [41] Comme les pharisiens se trouvaient rassemblés, Jésus les interrogea [42] en ces termes: «Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le fils?» Ils lui répondirent: «De David.» [43] Et Jésus leur dit: «Comment donc David, animé par l'Esprit, peut-il l'appeler Seigneur lorsqu'il dit: [44] Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis ton marchepied’? [45] Si donc David l'appelle Seigneur, comment peut-il être son fils?» [46] Aucun ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n'osa plus lui poser de questions.
