Marc 3:1-35 LBS21
[1] Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. [2] Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser. [3] Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.» [4] Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence. [5] Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie. [6] Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir. [7] Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée, [8] de Jérusalem, de l'Idumée, de l'autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu'il faisait. [9] Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule. [10] En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher. [11] Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s'écriaient: «Tu es le Fils de Dieu.» [12] Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître. [13] Il monta ensuite sur la montagne; il appela ceux qu'il voulait, et ils vinrent vers lui. [14] Il en établit douze [auxquels il donna le nom d'apôtres,] pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher [15] avec le pouvoir [de guérir les maladies et] de chasser les démons. [16] [Voici les douze qu'il établit:] Simon, qu'il appela Pierre; [17] Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»; [18] André; Philippe; Barthélémy; Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Thaddée; Simon le Cananite; [19] et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus. [20] Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas. [21] Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.» [22] Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient: «Il a en lui Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.» [23] Jésus les appela et leur dit sous forme de paraboles: «Comment Satan peut-il chasser Satan? [24] Si un royaume est confronté à des luttes internes, ce royaume ne peut pas subsister, [25] et si une famille est confrontée à des luttes internes, cette famille ne peut pas subsister. [26] Si donc Satan se dresse contre lui-même, s'il est divisé, il ne peut pas subsister, c'en est fini de lui. [27] Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens sans avoir d'abord attaché cet homme fort; alors seulement il pillera sa maison. [28] Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu'ils auront proférés, [29] mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il mérite une condamnation éternelle.» [30] Jésus parla de cette manière parce qu'ils disaient: «Il a un esprit impur.» [31] Sa mère et ses frères arrivèrent donc. Ils se tenaient dehors et l'envoyèrent appeler. [32] La foule était assise autour de lui, et on lui dit: «Voici, ta mère et tes frères [et sœurs] sont dehors et te cherchent.» [33] Il répondit: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?» [34] Puis il promena le regard sur ceux qui étaient assis tout autour de lui et dit: «Voici ma mère et mes frères. [35] En effet, celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère.»
