John 6:1-71 LBS21
[1] Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté du lac de Galilée, ou lac de Tibériade. [2] Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu'il faisait sur les malades. [3] Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples. [4] Or la Pâque, la fête juive, était proche. [5] Jésus leva les yeux et vit une grande foule venir vers lui. Il dit à Philippe: «Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger?» [6] Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire. [7] Philippe lui répondit: «Les pains qu'on aurait pour 200 pièces d'argent ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.» [8] Un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit: [9] «Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde?» [10] Jésus dit: «Faites asseoir ces gens.» Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ 5000 hommes. [11] Jésus prit les pains, remercia Dieu et les distribua [aux disciples, qui les donnèrent] à ceux qui étaient là; il leur distribua de même des poissons, autant qu'ils en voulurent. [12] Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: «Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.» [13] Ils les ramassèrent donc et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après que tous eurent mangé. [14] A la vue du signe miraculeux que Jésus avait fait, ces gens disaient: «Cet homme est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.» [15] Cependant Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, tout seul. [16] Le soir venu, ses disciples descendirent au bord du lac. [17] Ils montèrent dans une barque pour traverser le lac et se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints. [18] Le vent soufflait avec violence et le lac était agité. [19] Après avoir ramé environ cinq kilomètres, ils virent Jésus qui marchait sur l'eau et s'approchait de la barque, et ils eurent peur. [20] Mais Jésus leur dit: «C'est moi, n'ayez pas peur!» [21] Ils voulurent alors le prendre dans la barque, et aussitôt celle-ci aborda à l'endroit où ils allaient. [22] Le lendemain, la foule restée de l'autre côté du lac remarqua qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque et que Jésus n'était pas monté dedans avec ses disciples, mais que ceux-ci étaient partis seuls. [23] D'autres barques arrivèrent de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut remercié Dieu. [24] Quand les gens s'aperçurent que ni Jésus ni ses disciples n'étaient là, ils montèrent dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus. [25] Ils le trouvèrent de l'autre côté du lac et lui dirent: «Maître, quand es-tu venu ici?» [26] Jésus leur répondit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. [27] Travaillez, non pour la nourriture périssable, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, celle que le Fils de l'homme vous donnera, car c'est lui que le Père, Dieu lui-même, a marqué de son empreinte.» [28] Ils lui dirent: «Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu?» [29] Jésus leur répondit: «L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.» [30] «Quel signe miraculeux fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions et que nous croyions en toi? Que fais-tu? [31] Nos ancêtres ont mangé la manne dans le désert, comme cela est écrit: Il leur a donné le pain du ciel à manger.» [32] Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, mais c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel. [33] En effet, le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.» [34] Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là!» [35] Jésus leur dit: «C'est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. [36] Mais, je vous l'ai dit, vous m'avez vu et pourtant vous ne croyez pas. [37] Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. [38] En effet, je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais celle de celui qui m'a envoyé. [39] [Or, la volonté du Père qui m'a envoyé,] c'est que je ne perde aucun de tous ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite le dernier jour. [40] En effet, la volonté de mon Père, c'est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et moi, je la ressusciterai le dernier jour.» [41] Les Juifs murmuraient à son sujet parce qu'il avait dit: «Je suis le pain descendu du ciel», [42] et ils disaient: «N'est-ce pas Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» [43] Jésus leur répondit: «Ne murmurez pas entre vous. [44] Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. [45] Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi donc, toute personne qui a entendu le Père et s'est laissé instruire vient à moi. [46] C'est que personne n'a vu le Père, sauf celui qui vient de Dieu; lui, il a vu le Père. [47] En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit [en moi] a la vie éternelle. [48] Je suis le pain de la vie. [49] Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. [50] Voici comment est le pain qui descend du ciel: celui qui en mange ne mourra pas. [51] Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c'est mon corps, [que je donnerai] pour la vie du monde.» [52] Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant: «Comment peut-il nous donner son corps à manger?» [53] Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes. [54] Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. [55] En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. [56] Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. [57] Tout comme le Père qui est vivant m'a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. [58] Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n'est pas comme [la manne que vos] ancêtres ont mangée; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement.» [59] Jésus dit ces paroles alors qu'il enseignait dans une synagogue, à Capernaüm. [60] Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?» [61] Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise? [62] Si vous voyiez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant! [63] C'est l'Esprit qui fait vivre, l'homme n'arrive à rien. Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie, [64] mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait. [65] Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.» [66] Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui. [67] Jésus dit alors aux douze: «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?» [68] Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. [69] Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.» [70] Jésus leur répondit: «N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un diable!» [71] Il parlait de Judas l'Iscariot, fils de Simon, car c'était lui qui allait le trahir, lui, l'un des douze.
