Job 39:1-30 LBS21
[1] »Sais-tu quand les bouquetins font leurs petits? Observes-tu les biches quand elles mettent bas? [2] Comptes-tu les mois pendant lesquels elles portent et connais-tu l'époque où elles mettent bas? [3] Elles se courbent, libèrent leurs petits et sont délivrées de leurs douleurs. [4] Leurs petits prennent des forces et grandissent en plein air, puis ils s'éloignent et ne reviennent plus vers elles. [5] »Qui a rendu l'âne sauvage indépendant et l'a libéré de tout lien? [6] J'ai fait de la steppe son domicile, de la terre salée son habitation. [7] Il se moque du grondement des villes, il n'entend pas les cris d'un maître. [8] Il parcourt les montagnes pour trouver sa nourriture, il est à la recherche de tout ce qui est vert. [9] »Le buffle désire-t-il être à ton service? Passe-t-il la nuit près de ta mangeoire? [10] L'attaches-tu avec une corde pour qu'il trace un sillon? Traînera-t-il la herse derrière toi dans les vallées? [11] Pourras-tu t'appuyer sur lui parce que sa force est grande? Lui laisseras-tu ton travail? [12] Peux-tu te fier à lui pour rentrer ta récolte? La rassemblera-t-il dans ton aire de battage? [13] »L'aile des autruches se déploie joyeusement. On dirait l'aile, le plumage de la cigogne. [14] Cependant, l'autruche abandonne ses œufs à la terre et les laisse chauffer sur la poussière. [15] Elle oublie qu'un pied peut les écraser, qu'une bête sauvage peut les piétiner. [16] Elle traite durement ses petits, comme s'ils n'étaient pas à elle. Elle n'est pas inquiète à l'idée d'avoir travaillé pour rien. [17] En effet, Dieu lui a refusé la sagesse, il ne lui a pas attribué l'intelligence. [18] Quand elle se dresse et prend sa course, elle se moque du cheval et de son cavalier. [19] »Est-ce toi qui donnes la puissance au cheval et qui habilles son cou d'une crinière flottante? [20] Le fais-tu bondir comme la sauterelle? Son fier hennissement est source de terreur. [21] Il trépigne dans la vallée et se réjouit de sa force, il s'élance au-devant des armes. [22] Il se moque de la peur, il n'est pas effrayé, il ne recule pas devant l'épée. [23] Sur lui résonnent le carquois, la lance étincelante et le javelot. [24] Bouillonnant d'ardeur, il dévore l'espace. Il ne tient pas en place quand le son de la trompette retentit. [25] Chaque fois que la trompette sonne, il dit: ‘En avant!’ De loin il flaire la bataille, la voix retentissante des chefs et les cris de guerre. [26] »Est-ce grâce à ton intelligence que l'épervier prend son vol et déploie ses ailes en direction du sud? [27] Est-ce sur ton ordre que l'aigle royal prend de la hauteur et place son nid sur les sommets? [28] C'est dans les rochers qu'il réside et passe les nuits, c'est sur une dent de rocher qu'il a sa forteresse. [29] De là il cherche sa proie. Ses yeux l'aperçoivent de loin. [30] Ses petits boivent le sang et là où sont des cadavres, là il se trouve.»
